...C'est simple dans ma vie j'fout rien. Mes journées c'est un désert d'émotions fortes. Je glande et tu veux que j'te dise, j'aime ça.
Mais bon ce jour-là j'avais décidé dme bouger un peu. D'aller prendre l'air. Bon tout seul hein mais bon c'est déjà ça.
J'avais pris rendez-vous chez le coiffeur pour un peu faire chier mes poux.
J'me lève donc de mon lit, j'éteins la télé qui comencait à me filer mal au bide de part sa connerie et sa sous-culture avec laquelle elle me bourrait le crâne. En même temps tu m'dira que jsuis pas obligé de la regarder. J'mets mes shox trouées, mon fute qui sent l'humidité ancienne et ma veste en cuir mâte.
J'sors dans la rue, là, la laideur de mon quartier ne m'étonne même plus. Les immeubles semblent pouvoir tomber à tout moment alors les plus petits collent des cartons contre les murs pour les renforcer...on les laisse espérer. Même les pigeons ne se posent pas sur les toit par peur de faire un contre poids trop fort et de les faire basculer.
Bref je prends le métro, ce lieu où tous les regards s'esquivent et où personne ni ne s'aime ni se deteste, tout le monde est indifférent.
C'est pourtant là que je l'ai vue pour la premiere fois, ma future. La sirène annonçant la fermeture brutale des portes retentissait quand elle m'apparue, en courant vers ma rame.
Elle portait un panta-court kaki et des baskets noires, une veste blanche trop grande pour elle (oui au niveau harmonies des couleurs c'était limite). Elle reprennait son souffle. Les joues roses. Son regard se posa sur le miens. Et là je sais pas si c'est le couscous surgelé en guise de ptit dej ou ses grands yeux bruns qui me fixaient timidement mais mon coeur se mit à cogner dans ma poitrine aussi fort que Gerome LeBaner sur les ptits chinois du K-1. Ce regard m'a semblé resté figé dans l'espace temps mais malgrès cet instant privilégié et surtout imprévisible dans un tel endroit, elle ne vint pas s'assoir sur la place voisine à la mienne qui pourtant était vide. Surement une timidité équivalente à la mienne. Je me suis replongé dans mon livre après qu'elle se soit assise dos à moi. Sentiment bisarre, je regardais son coup comme un passioné d'art regarderais un Da Vinci trouvé dans son grenier. J'étais en train d'admirer la Joconde mais de dos.
Bref je me lève, m'apprétant à sortir à la prochaine station et remarque avec un plaisir excqui que ma compagne de regard, ma joconde, se lève peu de temps après moi. Tout un film défile alors dans ma tête.
Se serait-elle lever en me voyant poser la mains sur le loquet qui ouvre la porte metallique, elle voudrait alors me suivre toute la journée sans un mot. Bon c'est con mais jte rappelle que je viens de me réveiller et de voir la femme de ma vie. Mais mes pensées seront bientot en partie vraies.
Je sors de sous terre. La Joconde est toujours derriere moi en je lui lance un petit piege pour vérifier si elle me suis. Après 4 ou 5 mètres je m'arrête devant un kiosque dont le plexi me permet de la voir derriere moi, me fixant. Je m'arrête donc et sort une cigarette/ Un filet de fumée s'en échappe et Elle me regarde toujours. Elle n'est pas si bête et remarque après un petit temps mon regard dans le plex-glace entre des couvertures de magasines de c*l. Elle me sourit. Son premier sourir à mon égard. Son sourir je l'aimais déjà avant que je ne le vois.
Je me décide enfin à lui parler. Mais quand je me retourne elle n'est plus derriere moi. Alors pris d'une pulsion je court vers l'endroit ou elle se trouvait pendant son sourir magique. Je regarde tout autour de moi. Elle était en fait à ma droite, à un mètre, cachée deriere une boite au lettres jaunes. Elle se rapproche de moi avec un grand sourir et me fait un bisou sur la joue. Je suis alors extrêmement troublé et n'y comprend plus rien. Elle se lance alors:
-Bonjour. Je m'appelle
biiip (ici tu mets le prénom que tu veux).
-Salut.
-...
-Ah oui désolé, moi c'est Pp. Tu vas à un endroit précis la ?
-Oui.
-(Ah merde) Et où ça ?
-Là où toi tu vas.
-(Ouf...) Bah ce café ira très bien alors.
Je laissais donc tombé mon rdv chez Momo, mon coiffeur.
On a parlé toute l'après midi et j'ai claqué tout mon argent gagné au marché (l'un de mes ptits boulots) la veille en boisson et en petits plats.
Je lui proposa de la raccompagner chez elle et elle répondit "Bien sûr!"
30 minutes plus tard nous nous embrassions avec passion. Elle, adossée à un mur tagué et moi collé à elle. Son odeur de pêche effacé brillament l'odeur de pisse de la ruelle.
Suite un autre jour...